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Le siècle vert

Protection intégrée : le point sur les actions des adhérents

L’approche pluridisciplinaire de la protection des cultures que soutient Phyteis répond aux préceptes de la protection intégrée. Elle sera obligatoire via le futur règlement sur l’utilisation durable des pesticides (SUR). Déjà décrite dans la directive (SUD), elle guide depuis plus de trente ans la recherche du secteur.

Le futur règlement sur l’utilisation durable des pesticides (SUR) rend obligatoire la Protection intégrée et mentionne les règles de sa mise en œuvre dans un chapitre dédié. Il conserve la définition de la FAO sur la protection intégrée en l’actualisant de toutes les techniques de lutte disponibles ou possibles pour contrôler le développement des populations d’organismes nuisibles, y compris les solutions de phytopharmacie.

Dans ce cadre, le recours aux produits phytopharmaceutiques se programme si aucune autre solution alternative n’arrive à contenir les bioagresseurs. Un usage préventif peut-être pratiqué s’il est recommandé par le conseiller ou les outils d’évaluation du risque.

Les solutions de protection des cultures déjà mobilisées

  • L’agronomie via notamment l’allongement de la rotation, le recours aux variétés résistantes, la favorisation des auxiliaires, l’agriculture de conservation
  • Les pratiques mécaniques comme le binage
  • La pulvérisation ciblée
  • Le digital comme la détection des bioagresseurs par intelligence artificielle, la modulation de doses de produit via la télédétection et l’édition de cartes de rendement
  • Les barrières physiques avec par exemple les filets installés sur les vergers
  • La bioprotection

La protection intégrée s’appuie sur l’observation des populations de bioagresseurs, que ce soit dans le cadre des tours de plaine qu’effectuent les agriculteurs, ou via le partage d’information grâce à la biovigilance, les outils numériques de modélisation ou de partages d’information.

Les entreprises de protection des cultures renforcent la boite à outil de la protection intégrée

  • Déploiement de solutions combinatoires fondées sur quatre piliers : agronomie digitale, bioprotection, biotechnologies et phytopharmacie conventionnelle
    • Développement de variétés tolérantes ou résistantes aux maladies et recherche de plantes plus résistantes aux stress climatiques, aux bioagresseurs grâce aux biotechnologies
    • Recours aux biotechnologies pour mieux connaitre les bioagresseurs, les détecter au champ et évaluer leur potentiel de nuisibilité. Elles servent à caractériser les microbiotes du sol qui contribuent à la santé des plantes.
    • Innovation dans l’intelligence artificielle pour créer des outils d’aide à la décision et des plateformes agronomiques digitales.
    • Partage d’expertises sur les pratiques de traitement des cultures réduisant les risques de pollutions diffuses et ponctuelles via notamment l’outil de diagnostics TOPPS-DROPS.

 

  • Mise en place de partenariats innovants avec des entreprises d’autres secteurs
    • Des solutions digitales et des agroéquipements de très haute précision pour réduire les volumes de produits phytosanitaires (jusqu’à 90 %) sont créés via des partenariats, joint-venture ou prises de participation.
    • Une action collective inédite pour réduire les risques chimiques est portée par onze adhérents de Phyteis. Ils ont mis au point un système de transfert fermé des produits phytopharmaceutiques vers le pulvérisateur. Cette démarche est européenne, soutenue par CropLife Europe.

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