Réglementée, soumise à des normes strictes, l’eau qui sort du robinet peut être consommée sans crainte à de très rares exceptions près. Des 38 000 lieux de captage jusqu’aux robinets des consommateurs, les substances présentes dans l’eau font l’objet d’une surveillance rigoureuse par les Agences régionales de santé (ARS) et par les sociétés ou régies de distribution de l’eau.

À l’échelle nationale, la qualité de l’eau du robinet en France vis-à-vis des pesticides s’est légèrement améliorée entre 2018 et 2020. Selon le rapport de décembre 2021 sur l’eau potable publié par le ministère de la Santé, 94,1 % de la population a accès de façon permanente a une eau conforme aux normes contre 91,9 % en 2019 et 90,6 % en 2018. Pour 5,9 % des français, l’eau n’est pas conforme à la norme de qualité réglementaire mais reste potable, c’est à dire sans risque pour la santé. Au total, 99,98 % des Français ont consommé, en 2020, une eau sans risque sanitaire lié aux pesticides.

Les dépassements de la Valeur sanitaire maximale (Vmax) ont concerné 0,02 % de la population en 2020. Pour environ 12 000 personnes, contre 16 000 en 2019, cette situation a entrainé un arrêt de la distribution de l’eau jusqu’au retour à la normale.

Micropolluants chimiques, que recherche-t-on ?

Les analyses de l’eau distribuée portent sur les polluants chimiques et microbiologiques, ainsi que sur les substances indésirables comme le fluor. Le goût, l’odeur et le pH sont aussi vérifiés. Au total, 63 critères sont surveillés.

Les analyses chimiques se concentrent sur des catégories de substances comme les pesticides, les biocides, les nitrates, les médicaments et les produits vétérinaires, les hydrocarbures, les solvants, détergents, cosmétiques, plastifiants, les métaux lourds (mercure, cadmium, plomb, arsenic…), les acides…

Source Phyteis

Source Phyteis

300

substances actives de produits phytopharmaceutiques sont autorisées en France en 2022.

Jusqu’à 760 molécules différentes sont recherchées à toutes les étapes du cycle de l’eau, incluant des molécules anciennes et des métabolites.

Ronan Vigouroux, responsable environnement Phyteis

« Notre système de gestion de l’eau potable est très protecteur. Pour les pesticides, il s’appuie sur une norme technique, avec un système d’alerte dès le dépassement du seuil de 0,1 µg/L. Ensuite, la référence toxique est fondée sur une approche protectrice, la Vmax, calculée à partir de la Dose journalière admissible, elle-même dérivée de la Dose sans effet (DSE) tout au long de la vie. Dans l’état actuel des connaissances, et dans pratiquement tous les cas, les scénarios de dépassement ne causent pas de problème de santé.

Nous sommes attentifs à ce que la qualité sanitaire de l’eau soit garantie au meilleur niveau et cela passe par la préservation des ressources naturelles. Phyteis propose notamment l’outil DROPS pour aider les agriculteurs à réduire les pollutions ponctuelles et diffuses. »

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