Communique de presse - France 5

QUE SE PASSE T-IL DANS NOS CHAMPS

Boulogne-Billancourt - le 30 mars 2026

FACE AUX APPROXIMATIONS : PHYTEIS RAPPELLE LES FAITS

Alors que France 5 diffuse ce soir une nouvelle édition de « Sur le Front » dédiée à l’agriculture et plus particulièrement à la protection des plantes, (« Que se passe-t-il dans nos champs ? »), Phyteis fait le point sur 4 sujets clefs du reportage.

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« CERTAINES MAUVAISES HERBES SONT DEVENUES RÉSISTANTES AUX PESTICIDES ET LES AGRICULTEURS N’ARRIVENT PLUS À S’EN DÉBARRASSER. »

Le sujet des résistances est en réalité un phénomène biologique connu, ancien, et inhérent au vivant, que l’on retrouve aussi bien en agriculture qu’en médecine. Les résistances se gèrent au niveau des exploitations agricoles grâce une approche globale : rotation des cultures, bonnes pratiques agronomiques et mise à disposition de solutions de protection des cultures variées.

La réduction du nombre de solutions phytopharmaceutiques mises à disposition des agriculteurs est l’un des principaux facteurs à l’origine des problèmes de résistance. Phyteis rappelle que, depuis six ans, plus de 80 substances ont été retirées du marché y compris en biocontrôle, et qu’aucune nouvelle substance active conventionnelle n’a été autorisée dans l’Union européenne.

« NOUS AVONS DÉCOUVERT DES INNOVATIONS SURPRENANTES » (ROBOTS, BÂCHES DE PROTECTION DES VIGNES, MICRO-GUÊPES, ROTATION DES CULTURES)

Un certain nombre de solutions « découvertes » par « Sur le Front » sont déjà développées par les entreprises membres de Phyteis. Celles-ci mettent en œuvre une approche dite « combinatoire » qui mobilise l’ensemble de la boîte à outils de protection des cultures dont l’agronomie digitale, les biosolutions (biocontrôle et biostimulants) et les solutions phytopharmaceutiques.

Les entreprises membres de Phyteis ont ainsi réalisé près de 5 000 essais sur la campagne 2024-2025, dont 964 en biocontrôle, 386 en biostimulants et 222 en agronomie digitale. Phyteis rappelle également que 66 % des volumes de substances phytopharmaceutiques utilisables en agriculture biologique commercialisés en France l’ont été par ses entreprises adhérentes .

LES MALADIES ET LES CANCERS SERAIENT « UN VRAI TABOU DANS LE MILIEU AGRICOLE »

Le sujet de la santé est au coeur des préoccupations des entreprises membres de Phyteis. La survenue d’une maladie comme un cancer est une épreuve et un drame pour tous. Le nombre de personnes indemnisées par le Fonds d’Indemnisation des Victimes de Pesticides (FIVP) dans lequel Phyteis est partie prenante a augmenté ces dernières années.

Cette évolution s’explique principalement par la validation récente de nouveaux tableaux de maladies professionnelles, une meilleure connaissance du dispositif et par la prise en compte de situations d’exposition anciennes, liées à des substances aujourd’hui interdites et des pratiques agricoles ou de prévention obsolètes. bonnes pratiques encadrées, la formation des agriculteurs, ainsi que sur l’emploi systématique d’équipements de protection individuelle (EPI).

ECOPHYTO : UN ÉCHEC ?

Les chiffres consolidés des adhérents de Phyteis confirment une baisse structurelle des volumes vendus à la distribution, baisse observée depuis plus de vingt ans. En 2025, les adhérents de Phyteis ont ainsi vendu 50 054 tonnes de substances actives aux distributeurs, dont 33 329 tonnes de substances « conventionnelles », soit une baisse de 44,1 % depuis 2008. Les objectifs de 2008 d’Ecophyto sont donc près d’être atteints.

« C’est maintenant une habitude : « Sur le Front » présente notre agriculture d’une manière partiale et partielle, maniant l’émotion aussi bien que les positions manichéennes» déclare Yves Picquet, Président de Phyteis. « Mais ces images ne doivent pas occulter la réalité : les entreprises membres de Phyteis n’ont pas attendu les prétendues révélations de l’émission pour innover et proposer aux agriculteurs un panel large de solutions leur permettant de réduire l’empreinte de la production agricole sur l’environnement. Encore faut-il que nous soyons aidés par une réglementation fluide qui permettent à ces innovations d’atteindre au plus vite tous les agriculteurs. »

1 Données BNVD