Valeur de référence, le crédit toxicologique peut être comparé à un compte en banque auquel chacun a droit tout au long de sa vie. L’important est de ne pas le vider entièrement. Sa détermination s’effectue avec de larges marges de sécurité. D’ailleurs, le crédit toxicologique n’est pas spécifique aux pesticides. Additifs alimentaires, résidus de médicaments vétérinaires, composés migrants des emballages vers les aliments…, toutes ces substances font l’objet d’études afin d’établir un crédit toxicologique protecteur.

Le crédit toxicologique intègre un coefficient de sécurité d’au moins 100

Le crédit toxicologique est établi avec un coefficient de sécurité 100 fois plus élevé que celui qui est déterminé par les études de toxicologie sur les modèles animaux. Chaque année l’Efsa calcule, par molécule, le niveau de notre crédit toxicologique consommé dans son programme de surveillance des aliments pour vérifier la robustesse du dispositif. Au fil des campagnes agricoles, et avec des variations possibles selon les substances, nous sommes en moyenne à 1% de consommation de notre crédit toxicologique.

La présence de résidus de pesticides dans les denrées alimentaires conduit en moyenne à des niveaux d’exposition 100 fois moins élevés que celui de notre crédit toxicologique, lequel intègre déjà une marge de sécurité de 100.  « Nous disposons donc d’une marge de sécurité de l’ordre de 10 000, par rapport à la dose qui a montré le premier effet sur la santé lors des tests de toxicologie en laboratoire », explique Julien Durand-Réville responsable santé et prévention Phyteis.

En matière de toxicologie comme en matière de nutrition, il vaut mieux manger un peu de tout que trop d’une seule chose. C’est grâce à la diversité des produits phytosanitaires disponibles, et au respect des bonnes pratiques agricoles que nos récoltes sont de qualité, en quantité, à un prix abordable… et que notre exposition aux résidus est en moyenne 100 fois inférieure au crédit toxicologique.

La valeur du crédit toxicologique est calculée à partir de 150 études

Pour déterminer la valeur du crédit toxicologique acceptable pour une substance active, les experts vont analyser les résultats de l’ensemble des 150 études toxicologiques requises avant la mise en marché pour établir une Dose sans effet toxique (DES), c’est-à-dire la dose à laquelle le 1er effet néfaste a été observé pour les différentes pathologies étudiées.

La plus petite des Doses sans effet adverse pour la santé, divisée par 100, est ce que l’on appelle réglementairement la Dose journalière admissible (DJA). Cette DJA permettra ensuite de déterminer le crédit toxicologique pour un consommateur en prenant en compte le poids de chacun.

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