UIPP
Le siècle vert

Easyflow, easyconnect et GoatThroat passent les tests BPL

Rien ne leur échappe ! Les experts du laboratoire Agrochemex accrédités pour réaliser des études sous « Bonnes pratiques laboratoires » ont scruté pendant six semaines les gestes des agriculteurs européens utilisant trois Systèmes de transfert fermés (STF).

En France, trois agriculteurs se sont prêtés à des exercices de chargement du pulvérisateur avec ces dispositifs mi-novembre. Le mot d’ordre : rigueur des méthodes d’évaluation terrain.  

L’UIPP est le maitre d’œuvre pour la France de la vaste étude européenne réglementaire lancée par CropLife Europe sur trois Systèmes de transfert fermés (STF) : Easyflow, easyconnect et GoatThroat. Les mesures se sont déroulées du 15 au 20 novembre sur une ferme de Seine-et-Marne.

La préparation de la bouillie phytosanitaire est l’étape la plus risquée en termes de contaminations. Des produits concentrés sont manipulés.

Traçabilité totale de la gestuelle lors de la manipulation des STF

Pour chaque STF, le protocole prévoit observations et analyses d’échantillons des différentes couches de vêtements, de l’eau de rinçage du visage et des mains afin de vérifier l’absence de projections.

Deux produits phytosanitaires sont simulés avec des comportements et des caractéristiques extrêmes. L’un, très fluide, possède un fort grammage à l’hectare et implique la manipulation de 25 bidons de 10 l, l’autre mime des produits à faible dose d’incorporation mais est bien plus visqueux. Trois bidons de 5 l ont été préparés. L’étude prend en compte plusieurs répétitions de bidons devant être dosés sans être entièrement vidés.

« L’étude terrain est essentielle pour confirmer le niveau de sécurité de ces dispositifs STF, explique Julien Durand-Réville, responsable santé et prévention à l’UIPP. En situation réaliste, les experts repèrent les gestes mécaniques, ce qui peut conduire à des incidents dans la façon de manipuler. »

Un applicateur se touche le visage ? Le geste est noté au cas où des résidus seront détectés dans l’eau de lavage du visage pour les expliquer.

Habitués au chargement du pulvérisateur, déjà au fait des mesures de sécurité, les salariés agricoles volontaires ont suivi au préalable une formation sur chacun des STF.

Recherche de traces de produits phytosanitaires sur l’applicateur

Dès la fin des répétitions de chargement, l’agriculteur confie soigneusement ses gants à l’expert. Ensuite, il se lave les mains et le visage grâce à une solution qui décroche le moindre résidu qui serait passé sous les gants ou par projection au visage. Son EPI ainsi qu’un sous-vêtement intégral dit « de seconde peau » sont retirés. « Nous cherchons à déterminer si des micro traces de résidus phytosanitaire sont arrivées et si elles ont traversé les EPI », complète Julien Durand-Réville.

Immédiatement, les échantillons sont emballés, mis sous vide et congelés pour être stabilisés avant analyse. Des échantillons témoins sont également préparés pour pouvoir corriger les éventuelles variations entre l’étude et le moment de l’analyse.

Une période d’audit indépendant doit s’assurer que l’ensemble des données générées en France, Allemagne, Espagne et Pays-Bas sont robustes. Les résultats finaux sont attendus pour avril 2022. Ils serviront à nourrir la normalisation internationale des STF ISO 21191, à alimenter la bibliographie scientifique et produire des données réglementaires pour que ces systèmes puissent être reconnus par les agences d’évaluation européennes et nationales.

 

À la recherche des micro traces de résidus phytosanitaires

Ceci pourrait aussi vous intéresser

Etude Systèmes de transfert fermés, la force du collectif

En savoir plus

Bonnes pratiques phytos, testez vos connaissances sur Mon Phytopratique

En savoir plus
Restez informé de nos actualités Je m'inscris à la Newsletter