Un hectare sur sept piloté par un outil d’agronomie digitale
Phyteis révèle une accélération nette des usages des outils d’agronomie digitale au service de la protection des cultures. Derrière les chiffres recueillis auprès de ses adhérents, une évolution sensible de la protection et du pilotage des cultures est à l’œuvre.
Phyteis a évalué l’usage des outils d’agronomie digitale de ses adhérents en 2025. L’étude couvre 35 solutions déployées sur le terrain. Elle confirme l’ancrage durable du numérique dans les pratiques agronomiques.
Désormais, le vocabulaire évolue, l’acronyme OAD s’ouvre à une notion bien plus large. « Nous parlons aujourd’hui d’outils d’agronomie digitale, car ces solutions couvrent bien plus de disciplines que les simples outils d’aide à la décision », souligne Julien Durand-Réville, responsable agronomie digitale de Phyteis.
En effet, ces technologies ne se limitent plus au conseil ponctuel en fonction d’un risque de bioagresseurs. Non seulement, elles accompagnent les stratégies de protection mais aussi l’optimisation agronomique de tout le système de culture. Par exemple, des OAD dialoguent avec des capteurs positionnés ou non sur les agroéquipements ou avec des caméras intelligentes. À partir des données collectées et de l’imagerie satellite, des solutions éditent des cartes d’application des intrants, de biomasse et de rendement.
Ainsi, l’offre des adhérents de Phyteis recensée en 2025 se découpe en quatre grandes catégories de fonctionnalités :
- Le positionnement des interventions de désherbage et la reconnaissance des mauvaises herbes.
- L’évaluation de la pression des ravageurs et l’anticipation des risques.
- La prédiction des maladies fongiques pour sécuriser les décisions de protection.
- Les plateformes digitales d’intelligence agronomique avec des services intégrés.
Près de 15 % des surfaces cultivées pilotées avec un outil d’agronomie digitale
Selon l’enquête de Phyteis, 2 131 500 hectares sont couverts par au moins un outil de ses adhérents. Ce chiffre représente 8 % de la surface agricole utile française, estimée à 26,7 millions d’hectares.
De plus, l’indicateur devient encore plus significatif lorsqu’il se concentre sur les surfaces réellement cultivées. En effet, si l’on retient uniquement les terres arables et les cultures pérennes, soit 14,5 millions d’hectares, la part couverte atteint 14,7 %.
Autrement dit, près d’un hectare sur sept mobilise désormais un outil d’agronomie digitale.
L’usage des outils numériques continue de progresser
En parallèle, une estimation consolidée du nombre d’utilisateurs permet de mieux suivre la tendance. Ainsi, sur les outils ayant partagé des données pour 2024 et 2025 sur un périmètre comparable, on note une progression de +7 % en un an !
« Cette évolution confirme la place grandissante de l’agronomie digitale comme pilier indispensable de l’approche combinatoire de la protection des cultures », conclut Julien Durand-Réville.