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L’effet multi-levier de l’amélioration génétique des plantes    

La génétique des plantes est un des leviers clé pour transformer l’agriculture.  Dans une interview de l’Opinion.fr, Jean-Paul Bordes, ex-directeur général de l’ACTA, en détaille les atouts, notamment face aux bioagresseurs. 

L’amélioration génétique des plantes agit aujourd’hui sur plusieurs fronts. Interrogé par l’Opinion.fr dans une vidéo disponible en ligne, Jean Paul Bordes, agronome et auteur du livre L’agriculture pourra-t-elle s’adapter au changement climatique ?, explique les nombreux atouts en agriculture.

Bénéfices environnementaux bien réels grâce à la résistance variétale aux bioagresseurs

Le levier génétique gagne également en efficacité lorsqu’il s’associe à d’autres outils. Par exemple, l’aide à la décision numérique permet d’ajuster les pratiques et de mieux valoriser le potentiel des cultures.

En protection des cultures, des résistances variétales conduisent même à la suppression des traitements fongicides ou insecticides. Ainsi, contre la cécidomyie du blé ou la jaunisse de l’orge, la génétique remplace l’intervention chimique, sans perte de performance. « Les bénéfices environnementaux sont bien réels », insiste l’agronome.

Résilience des plantes face aux aléas climatiques

Avec un climat qui évolue rapidement, la génétique devient indispensable. Les nouvelles techniques génomiques (NGT) rendent alors la sélection plus précise et raccourcissent les délais d’obtention variétale. De plus, en raison de leur coût réduit, elles pourraient relancer l’amélioration de plantes jusqu’ici peu attractives économiquement, mais appelées à jouer un rôle clé demain pour l’agroécologie.