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Le siècle vert

Tout savoir sur le glyphosate

Le glyphosate est une substance active présente dans différents produits herbicides, qui permet de protéger les cultures en se débarrassant des mauvaises herbes (ou adventices) sans retourner les sols.

Le glyphosate, herbicide dont l’autorisation repose sur 40 ans d’études scientifiques et techniques, est aujourd’hui utilisé de façon raisonnée par les agriculteurs des différentes filières : en grandes cultures, viticulture, arboriculture.

S’il peut se combiner avec les techniques mécaniques, qui peuvent même parfois s’y substituer, il demeure indispensable dans certaines situations. Le glyphosate présente par ailleurs de véritables bénéfices pour le climat et la biodiversité.

Les fabricants, réunis au sein de la Plateforme Glyphosate France, ont publié et diffusé un « Guide d’évolution des pratiques de désherbage » afin d’accompagner les agriculteurs dans leur démarche d’utilisation durable et de réduction raisonnée des intrants.

Le glyphosate en chiffres

40 ans d’études et évaluations

du glyphosate et des herbicides à base de glyphosate par l’Autorité européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et d’autres autorités réglementaires du monde entier (USA, Japon, Canada…)

180 000 pages

dont plus de 800 études règlementaires et publications scientifiques – dans le dossier présenté par les fabricants dans le cadre du processus de réapprobation du glyphosate actuellement en cours au niveau européen.

- 30% d’utilisation du glyphosate*

à horizon 2023 suite à l’application des nouvelles conditions d’utilisation rendues obligatoires par l’ANSES (*estimations Plateforme Glyphosate France)

Le glyphosate

La lutte contre les adventices est indispensable pour obtenir des récoltes en quantité et qualité satisfaisantes tout en préservant les sols et les ressources. En effet, des milliers d’espèces différentes d’adventices font concurrence aux cultures pour l’espace, les éléments nutritifs, l’eau et la lumière, amputant ainsi le potentiel de production.

Substance active homologuée par les autorités sanitaires pour des usages variés, le glyphosate est l’outil le plus efficace, simple, économique et sûr dont disposent aujourd’hui les agriculteurs dans la lutte contre les mauvaises herbes.

Il n’est pas appliqué directement sur les cultures, mais pendant la période entre la récolte d’une culture annuelle et le semis de la suivante, ou entre les pieds de cultures pérennes (vigne, arbres fruitiers).

L’évaluation comparative menée de 2018 à 2020 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), sur la base des travaux de l’INRAe et d’instituts techniques, a recensé les situations dans lesquelles le glyphosate est substituable. Ses résultats établissent que, si des alternatives sont possibles pour certains usages agricoles, le glyphosate reste indispensable pour d’autres :

  • Lorsque le passage d’outils mécaniques est impraticable, – terrains caillouteux ou rocheux, forte pente –, ou pour désherber sous le rang en arboriculture et en viticulture.
  • Pour assurer la gestion des adventices qui posent un problème de santé publique (par exemple l’ambroisie dont le pollen est allergène), ou des herbes indésirables difficiles à contrôler avec les outils.
  • Dans le cadre de l’agriculture de conservation qui limite le recours au labour afin de préserver les sols.

Une sortie totale et précipitée du glyphosate avant de disposer d’alternatives efficaces aurait un impact important sur la productivité, la compétitivité et l’économie des agriculteurs français. Une telle décision risquerait d’engendrer d’importantes distorsions de concurrence pour l’agriculture française vis-à-vis d’autres pays membres qui souhaiteraient le maintenir sur leur marché, mais également pour les agriculteurs européens vis-à-vis d’autres pays producteurs dans le monde.

Pour autant, les fabricants, réunis au sein de la PGF recherchent activement des solutions alternatives ou complémentaires au glyphosate.

Ils investissent depuis des années en Recherche & Développement dans l’agriculture de précision. Cependant, force est de constater qu’aucune solution ne parvient encore à réunir l’ensemble des critères constitutifs d’une alternative crédible au glyphosate.

Dans l’intervalle, les membres de la PGF s’engagent à accompagner les agriculteurs dans leur démarche de réduction des intrants. La Plateforme a ainsi publié et diffusé un « Guide d’évolution des pratiques de désherbage » pour aider les agriculteurs à appliquer les décisions de l’Anses et ainsi réduire de façon durable leur utilisation de glyphosate.

Le glyphosate est indispensable aux techniques de non-labour : techniques culturales simplifiées (TCS) et agriculture de conservation des sols (ACS), pratiques bénéfiques pour le climat et la protection des sols.

Les techniques de non-labour – techniques culturales simplifiées (TCS) et agriculture de conservation (ACS) – limitent l’érosion des sols et contribuent à leur protection. Le maintien d’une couverture végétale permanente et dense limite l’évaporation et préserve l’humidité au sol, tout en favorisant l’infiltration de l’eau. Ceci permet de réduire le ruissellement et donc l’érosion des sols de façon importante.

L’agriculture peut être une solution pour stocker le carbone. L’agriculture de conservation, qui ne retourne pas les sols et intègre différents types de couverts, permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre en capturant du carbone dans la biomasse végétale et les sols.

L’agriculture a ainsi un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre le changement climatique. Selon l’initiative internationale 4 pour 1000, lancée lors de la COP21, il serait possible de stopper l’augmentation annuelle de CO2 dans l’atmosphère en piégeant seulement 4‰ de carbone supplémentaire dans les sols.

« Les bénéfices écosystémiques de l’agriculture de conservation des sols […] justifient le maintien de l’usage du glyphosate », rapport parlementaire de la mission d’information sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate, décembre 2020

UNE MÉTHODE DE TRAVAIL MISE EN ŒUVRE PAR L’ANSES : « AUTORISER LES USAGES NON SUBSTITUABLES » DU GLYPHOSATE

L’évaluation comparative menée par l’Anses de novembre 2018 à octobre 2020 a contribué à réduire et à supprimer certaines utilisations du glyphosate, tout en reconnaissant des situations d’impasses techniques. Cette analyse scientifique répond au double objectif de soutenir l’effort en faveur d’une réduction significative du recours au glyphosate tout en évitant de laisser les agriculteurs français sans solution.

« FAIRE MOINS ET MIEUX » : L’ENGAGEMENT DES PRODUCTEURS DE GLYPHOSATE AUX CÔTÉS DES AGRICULTEURS FRANÇAIS

En amont du Salon International de l’Agriculture 2022, la Plateforme Glyphosate France a publié le « Guide d’évolution des pratiques de désherbage »  afin d’aider les agriculteurs à mieux comprendre et donc mieux appliquer les nouvelles conditions d’usage définies par l’Anses dans le cadre de son évaluation comparative. Ce document présente également comment combiner usage du glyphosate et techniques alternatives.

LE GLYPHOSATE, UN OUTIL ESSENTIEL POUR L’AGRICULTURE DE CONSERVATION DES SOLS

Retrouvez dans La France Agricole le témoignage de Sarah Singla, agricultrice dans l’Aveyron, à la tête une exploitation en agriculture de conservation des sols (ACS) depuis quarante ans. Selon elle, l’utilisation du glyphosate est la méthode de désherbage qui permet de répondre au mieux aux attentes sociétales vis-à-vis de l’agriculture, telles que produire une alimentation de qualité, préserver l’environnement, les sols et la biodiversité…

MISE À JOUR DU CALENDRIER D’ÉVALUATION : DÉLAI SUPPLÉMENTAIRE POUR LES CONCLUSIONS DE L’EFSA

Initialement attendues au second semestre 2022, les conclusions de l’examen du rapport d’évaluation de renouvellement par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devraient être rendues en juillet 2023. Loin d’être inhabituel, ce délai supplémentaire est gage de transparence et de rigueur de la part des autorités européennes : il permettra l’examen en profondeur des très nombreuses contributions déposées lors de la phase de commentaires publics ainsi que des compléments d’informations déposés à la demande de l’EFSA.

LA RÉAPPROBATION DU GLYPHOSATE : UN DOUBLE PROCESSUS FIABLE ET ROBUSTE

Le glyphosate fait l’objet d’un réexamen régulier à l’échelon européen et à l’échelon national. Le rapport d’évaluation de renouvellement (dRAR) a été remis à l’été 2021 à l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) par les 4 pays rapporteurs du Groupe d’Evaluation du Glyphosate (France, Hongrie, Pays-Bas, Suède) (AGG). Les éléments additionnels et nombreux commentaires qui y ont été apportés lors des consultations publiques européennes sont désormais examinés par l’AGG, qui livrera un rapport révisé fin septembre 2022

LA TRANSPARENCE, AU CŒUR DU DOSSIER DE RÉAPPROBATION DU GLYPHOSATE

Avec 180 000 pages, le dossier de réapprobation soumis par les industriels en juin 2020 est le plus long et le plus complet jamais examiné dans le cadre d’une telle procédure. Le dossier peut être consulté par le public, le Glyphosate Renewal Group ayant choisi de le publier dans un souhait de transparence.

LES AGRICULTEURS FRANÇAIS, MOBILISÉS POUR DEFENDRE L’UTILITÉ DU GLYPHOSATE

Lors des consultations publiques organisées par l’EFSA du 23 septembre au 22 novembre 2021, les utilisateurs français ont massivement commenté le projet de rapport d’évaluation du renouvellement (dRAR) du glyphosate. Voir la synthèse faite par la PGF des commentaires de la consultation publique.

L’ECHA MAINTIENT LA CLASSIFICATION ACTUELLE DU GLYPHOSATE

L’avis scientifique complet et une note explicative présentant l’approche basée sur le « poids de la preuve » adoptée par les experts de l’ECHA dans le cadre de leur évaluation du glyphosate viennent d’être publiés. Ils confirment et étayent les conclusions initiales : le glyphosate n’est ni cancérogène, ni mutagène, ni toxique pour la reproduction.

EN SAVOIR PLUS SUR LA RÉAPPROBATION DU GLYPHOSATE

Retrouvez les documents concernant la procédure actuelle de renouvellement du glyphosate et la précédente (informations, comptes-rendus de discussions, conclusions d’évaluation des pays rapporteurs…) :

Glyphosate, comment ça marche

Le glyphosate inhibe la production d’enzymes essentiels à la croissance des plantes indésirables (dont la chlorophylle). Il est appliqué par des agriculteurs formés à leur utilisation directement sur les mauvaises herbes présentes, avant que les cultures ne soient semées ou qu’elles ne sortent de terre. La période, la quantité et la méthode d’application de ces produits sont spécifiques à chaque culture et aux espèces de mauvaises herbes ciblées.

Glyphosate & Biodiversité

Les produits à base de glyphosate permettent aux agriculteurs de lutter contre les mauvaises herbes présentes avec un travail du sol limité – voire pas de travail du sol. Ils peuvent ainsi réduire radicalement leur empreinte carbone et conserver la qualité des sols en favorisant le développement d’une faune auxiliaire diversifiée : des lombrics, insectes et d’autres micro-organismes bénéfiques.

Glyphosate & Santé

L’ensemble des autorités compétentes estiment que le glyphosate peut être utilisé en toute sécurité dans le respect des recommandations d’utilisation. Dans leurs conclusions d’évaluation partagées en juin 2021, les quatre pays évaluateurs (AGG) concluent que « le glyphosate répond aux critères d’approbation pour la santé humaine ». Le rapport de l’AGG estime que le glyphosate ne peut pas être classé comme mutagène, ni comme perturbateur endocrinien, ni comme cancérogène, ni reprotoxique.

Présentation de la Plateforme Glyphosate France

Association de loi 1901, la Plateforme Glyphosate France réunit les principales entreprises commercialisant en France des produits à base de glyphosate.

Nous nous associons au GRG (Glyphosate Renewal Group) dans leur demande de réhomologation du glyphosate en Europe, et, au-delà, recommandons et développons les bonnes pratiques de référence associées à l’utilisation du glyphosate auprès des agriculteurs et conseillers agricoles français.

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